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Ce jeudi 23 octobre, l’ancien patron de la Réserve Fédérale entre 1987 et 2006, a été entendu à Washington par un Comité de la Chambre des Représentants dédié à la surveillance et à la réforme de l’Administration.
Le principal grief formulé à l’encontre d’Alan Greenspan, est d’avoir, pendant les dernières années de son mandat, maintenu les taux directeurs à un niveau trop faible (les fed funds sont restés à 1% pendant plusieurs trimestres) ce qui aurait, notamment, favorisé le développement de la bulle spéculative dans le secteur immobilier, suite à un excès de liquidités.

L’ancien chairman de la Fed s’est aussi constamment opposé à tout renforcement de la réglementation des produits dérivés.
Il est toujours très facile de juger ainsi a posteriori.

Rappelons que cette politique avait été perçue de façon très positive à l’époque, soit entre 2001 et mi-2004, et qu’elle a permis une période de croissance soutenue et non inflationniste de l’économie américaine.
Jusqu’aux dérapages apparus en 2007, le marché s’est bien auto régulé dans le cadre institutionnel défini par les autorités monétaires.

Toutefois, Alan Greenspan reconnaît, lui-même, que le marché des CDS (credit default swaps) ne remplit plus sa mission initiale d’assurance contre les risques de spread ou de défaut et appelle une remise en ordre.

Notons que la très brutale correction des marchés qui se déroule sous nos yeux, bien au-delà des seules Bourses d’actions, va conduire à une restriction sans précédent de la liberté des opérateurs, et ce pour très longtemps, et avant même tout nouveau « Bretton Woods ».
Dans ces conditions, et si l’auto régulation des marchés l’emporte à nouveau, le jury aura tendance à acquitter sans restrictions, l’ancien responsable de la politique monétaire des États-Unis.

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