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Vous avez observé, comme moi, que la concurrence entre les produits bancaires et les encours des Sicav de trésorerie crée une perte d’activité pour ces dernières, au travers d’une décollecte, comme le montrent les deux dernières années.

L’impact d’ OPCVM IV et des mesures de transparence à prévoir après la révision de MIF auront une incidence sur les coûts opérationnels des sociétés de gestion.

Je constate aussi que les conditions de commercialisation des instruments financiers après MIF avec l’éventuelle interdiction de rétrocessions pour les acteurs indépendants et / ou pour les comptes gérés va affecter le développement de l’architecture ouverte pour les sociétés de gestion.

Cela sera donc un vrai sujet de développement si l’Union européenne confirmait ces choix, car les zones prioritaires de croissance de l’épargne mondiale, comme les pays émergents d’Asie, ne devraient pas adopter de dispositifs similaires.

L’autre enjeu important concerne la notion de produits complexes dans le cadre de la gestion collective. Comme l’industrie française a acquis une réelle expertise dans ce domaine, toute réglementation mal calibrée au niveau européen aura une incidence négative immédiate.

Vous pouvez voir l’exemple de la décision de l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) sur la commercialisation des produits complexes qui a entraîné, en France, une importante décollecte en matière d’assurance-vie.

La gestion collective française a vécu et s’est développée dans un environnement réglementaire dense, en adaptation fréquente mais globalement business-friendly. Le changement systémique en courspart du souci des régulateurs et d’une majorité de membres du Parlement européen, d’être inattaquables sur le thème porteur de la protection des épargnants et la nature des instruments financiers, leurs lieux d’échange ou de compensation.

Vous comprendrez que leur implémentation génèrera des adaptations organisationnelles plus importantes qu’anticipées pour les équipes opérationnelles concernées. Ce fut le cas lors de la transposition de MIF en 2006-2007.

Je suis donc très persuadé que la configuration des sociétés de gestion, leurs produits et leurs implantations, l’incidence sur leurs business models sera très différente : pour les uns, des menaces à gérer, pour les autres, des opportunités à saisir.

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