Comment se porte la gestion d’actifs ? 1/2

La crise a très lourdement impacté le secteur financier dans sa globalité et les gérants d’actifs en particulier. La baisse des cours a réduit les actifs sous gestion, entraînant de fait une diminution des commissions perçues. L’impact le plus profond vient des effets secondaires des évolutions réglementaires touchant, non seulement les acteurs de la gestion d’actifs, mais aussi leurs actionnaires de référence ou leurs clients institutionnels. En définitive, l’évolution réglementaire, loin d’être efficace, a désorganisé et complexifié la gestion d’actifs et Continuer la lecture de « Comment se porte la gestion d’actifs ? 1/2 »

Finance Comportementale – Behavioural Finance – Gérer les OPCVM comme George Soros ou Peter Lynch ?

La finance comportementale s’intéresse au facteur humain dans la décision de gestion. Elle fait partie des solutions d’avenir pour une industrie qui va complètement se redéfinir. Son impact organisationnel est important (Formation, outils de suivi, etc..)

Depuis le Nobel d‘économie 2002 de Kahneman et Smith, certains acteurs des marchés ont commencé à intégrer la finance comportementale dans leurs pratiques.

Cette intégration pourrait être une l’une des solutions dans une industrie qui cherche de nouveaux repères dans une crise qui perdure.

Continuer la lecture de « Finance Comportementale – Behavioural Finance – Gérer les OPCVM comme George Soros ou Peter Lynch ? »

Transaction Cost Analysis – Point sur la mesure de qualité d’exécution (impact de marché) des ordres de bourse.

La “Best execution” entraînant des coûts administratifs, autant aider nos clients à mettre en œuvre une “Good execution” et un process optimisé sans “pertes en ligne” : comme nous le verrons ici, les coûts de frottement liés à l’exécution ne viennent pas que du marché…

Le coût de transaction est composé de deux, voire trois composantes
– Frais : Courtages, commissions, taxes
– Impact de marché
– Éventuel coût d’opportunité Continuer la lecture de « Transaction Cost Analysis – Point sur la mesure de qualité d’exécution (impact de marché) des ordres de bourse. »

Comment bien acheter – comment bien vendre des produits financiers ?

Voilà un sujet de débats passionnés, de recettes « miracle » et de déboires répétés !

Que l’opérateur soit un professionnel ou un particulier, il s’avère que quelques règles (rarement toutes appliquées) permettent, non de gagner à tous coups, mais de maximiser la qualité d’une gestion d’actifs.

Ces règles s’appliquent pour tout placement financier, que ce soit en direct sur des valeurs ou par le biais d’un fonds ou d’une SICAV.

Commençons par le commencement : Continuer la lecture de « Comment bien acheter – comment bien vendre des produits financiers ? »

Des produits financiers incompréhensibles ?

Les années précédant la faillite de Lehman Brothers en 2008 ont été les heures de gloire des produits complexes, en particulier dans la gestion d’actifs.  Des ingénieurs stratomathématiciens, sortis du berceau, ont modélisé à tout va, que ce soit dans la création de produits structurés, de fonds à cliquet avec ou sans garantie et barrière neutralisante, de modèles Continuer la lecture de « Des produits financiers incompréhensibles ? »

Le CAC40 et l’Eurostoxx 50 moins efficaces que des chimpanzés ?

Étude très intéressante (et bien à l’ordre du jour) sur la faiblesse de construction des indices qui servent de benchmark : d’après la Cass Business School (Angleterre), des indices calculés aléatoirement (décidés par des chimpanzés) battraient les indices “officiels” dans leur grande majorité : “Monkeys beat market cap indices”.

L’étude en question est en plein accord avec Continuer la lecture de « Le CAC40 et l’Eurostoxx 50 moins efficaces que des chimpanzés ? »

Crise financière : 2008, 2013 et après ?

Je reviens sur les enchaînements d’une crise bancaire, devenue une crise de la dette des Etats souverains, au détour d’une action contra-cyclique de soutien à l’économie. Les économies occidentales avancées sont confrontées à un piège incontournable. Construire des produits encore plus complexes pour couvrir les dettes concernées, n’annihile pas les dettes. Cela peut éventuellement les rendre plus liquides. Et gagner du temps. Reste la question de la capacité de remboursement de leurs engagements par plusieurs acteurs. En l’occurrence il n’y a pas beaucoup de poésie : soit une croissance aide à Continuer la lecture de « Crise financière : 2008, 2013 et après ? »

La vente à découvert, c’est mal, docteur ?

Sujet débattu ardemment dans les diverses réflexions visant à endiguer la crise considérable que nous vivons, la vente à découvert est parfois parée de tous les vices moraux, quoique défendue techniquement par les opérateurs de marché.

Que se passe t’il quand on vend à découvert ?

L’on vend un actif que l’on ne possède pas pour le racheter plus tard – pratique rendue possible en empruntant temporairement l’actif en question – soit en espérant qu’il aura baissé entretemps, soit pour neutraliser temporairement un risque. Ce n’est jamais que ce que pratiquent de nombreux promoteurs immobiliers : vendre à un client un bien qui n’existe pas encore et n’est matérialisé que par la suite.

Or le vendeur à découvert DOIT se racheter, Continuer la lecture de « La vente à découvert, c’est mal, docteur ? »

2008 – 201? , une crise majeure – analogies et dissemblances avec 1929 :

Les origines de la crise de 1929 sont multiples et complexes, celles de 2008 semblent plus lisibles.

L’essence de la crise actuelle peut se résumer à la création débridée et incontrôlée de liquidités par la sphère privée depuis environ 10 ans, contrairement aux années qui ont précédé la crise de 1929, marquées par une pénurie de liquidités. Non pas par dérégulation, mais simplement par absence de régulation de certains compartiments du marché financier (titrisation, produits structurés, …). Continuer la lecture de « 2008 – 201? , une crise majeure – analogies et dissemblances avec 1929 : »